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Circulation du virus West Nile en Pays de la Loire

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Publié le 30/10/2026
  • Santé

Le virus West Nile circule désormais dans les Pays de la Loire. Transmis par les moustiques communs, il est généralement sans symptôme, mais peut parfois entraîner des complications neurologiques. Découvrez les symptômes à connaître, les mesures de prévention, les modalités de surveillance et les recommandations pour vous protéger, ainsi que pour protéger vos chevaux.

La circulation du virus West Nile (ou virus du Nil Occidental) connaît une évolution marquée ces dernières années, avec une circulation de plus en plus intense en Europe.

En 2025, 62 cas humains autochtones d’infection par ce virus ont été recensés en France hexagonale. Les régions touchées étaient la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, ainsi que des régions jusqu’alors épargnées : l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Normandie.

En 2026, cette circulation est particulièrement intense et les premiers cas ont été recensés de manière plus précoce que les années précédentes.

La région des Pays de la Loire a recensé les 3 premiers cas humains contaminés sur son territoire en septembre 2026.

Qu’est-ce que l’infection à virus West Nile ?

L’infection à virus West Nile est une maladie virale transmise par des moustiques (du genre Culex) qui se contaminent exclusivement après avoir piqué des oiseaux infectés. À la différence des autres arbovirus (dengue, chikungunya ou zika, dont le vecteur est le moustique tigre), l’humain et le cheval sont considérés comme des « hôtes accidentels » : ils ne peuvent pas transmettre à leur tour le virus via une piqûre de moustique.

Le moustique Culex est le moustique commun en France métropolitaine. Il pique essentiellement en soirée et la nuit, contrairement au moustique tigre qui pique principalement le jour.

Quels sont les symptômes de l’infection à virus West Nile ?

Dans la plupart des cas (80%), l’infection humaine par le virus West Nile n’entraîne pas de symptôme. Dans certains cas, la maladie se manifeste par un syndrome pseudo-grippal (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires), parfois accompagné d’une éruption cutanée. Plus rarement (1%), elle peut provoquer des complications neurologiques qui peuvent entraîner des séquelles et même être mortelles.

Chez le cheval, la maladie se manifeste soit sous une forme fébrile, souvent inapparente, soit sous une forme neurologique (abattement, tremblements, parésie, ataxie). Une guérison spontanée intervient généralement en 20 à 30 jours, mais des formes graves avec paralysie et décès peuvent survenir.

Quels sont les dispositifs de surveillance ?

La circulation du virus West Nile est suivie en France par un dispositif de surveillance intégré associant un volet humain et un volet animal ciblant les chevaux et les oiseaux. Chez l’Homme, la surveillance associe le signalement obligatoire par les professionnels de santé et la confirmation diagnostique par le Centre National de Référence des arbovirus. Chez les animaux, elle inclut la détection précoce et le diagnostic par le Laboratoire National de Référence de l’Anses.

Quelles sont les actions menées ?

Les cas humains déclarés à l’ARS font l’objet d’une enquête, menée en collaboration avec la Cellule Régionale de Santé publique France en Pays de la Loire, afin d’identifier les lieux possibles de contamination et de mettre en place les mesures de protection adaptées :

Des mesures de sécurisation des dons de sang et d’organes sont temporairement mises en œuvre par l’Établissement français du sang (EFS) et l’Agence de biomédecine (ABM) dans les départements concernés.
La sensibilisation des professionnels de santé de la région à la détection précoce de cas et au signalement est renforcée.
Concernant la lutte antivectorielle : la circulation du virus est diffuse dans l’environnement puisqu’elle repose sur de nombreux oiseaux et moustiques du genre Culex (moustique commun) très abondants et largement répartis sur le territoire. De plus, ce moustique parcourt de longues distances (contrairement au moustique tigre). Ces éléments limitent ainsi l’intérêt d’un traitement adulticide ciblé autour d’un cas humain, puisque celui-ci ne permettrait pas d’agir significativement sur une circulation virale largement disséminée dans l’environnement.

Comment se protéger ?

  1. Se protéger des piqûres :
  • Porter des vêtements couvrants, amples et clairs, notamment en soirée, les moustiques de type Culex ayant principalement une activité nocturne ;
  • Utiliser des moustiquaires sur les ouvertures (portes et fenêtres) ;
  • Si nécessaire, utiliser des diffuseurs électriques à l’intérieur des habitations ;
  • Utiliser des répulsifs, conseillés par votre pharmacien, sur les zones de peau découvertes ;
  • Éliminer les les gites larvaires dans lesquels les moustiques se développent : vider régulièrement tout récipient pouvant contenir de l’eau stagnante (arrosoirs, coupelles de pots de fleurs, etc.), couvrir hermétiquement les réserves d’eaux , , nettoyer les gouttières et caniveaux

2. Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs :

Fièvre d’apparition brutale pouvant être accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une éruption cutanée, voire des troubles du comportement ou des propos incohérents.

3. Mesures préventives pour les propriétaires et éleveurs de chevaux :

Contactez votre vétérinaire sanitaire sans délai si vous constatez qu’un cheval présente des signes neurologiques, accompagnés d’hyperthermie.

Les principales mesures préventives, pour limiter au maximum le contact avec les vecteurs :

  • Port de couvertures et masques anti-moustiques, traitements ponctuels de désinsectisation sur les équidés ;
  • Suivi de tout l’effectif pendant la période à risque, avec prise de température quotidienne pour un dépistage précoce des animaux hyperthermiques ;
  • Rentrer autant que possible les chevaux systématiquement à l’aube et au crépuscule, périodes de forte activité des moustiques ;
  • Désinsectisation des locaux, mise en place de pièges à moustiques dans les boxes et de moustiquaires (filets) au-dessus des boxes ;
  • Désinsectisation des moyens de transport ;
  • Limitation des eaux stagnantes dans lesquelles les moustiques se développent (bâches, ornières, zones de piétinement…) : assèchement, interdiction d’accès…

Par ailleurs, la vaccination des chevaux est possible et assure une bonne protection contre la maladie chez la majorité des animaux vaccinés.

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