Grandes demeures

Publié le 04/12/2017
http://www.erdre-en-anjou.fr//grandes-demeures

Brain-sur-Longuenée

La Maison Blanche*

Au XVIème siècle, la Maison Blanche comportait un logis qui s’allongeait du nord au sud entre la route du Lion d’Angers et celle de Grez-Neuville. Elle contenait un pigeonnier avec les droits qui l’accompagnent (un arpent par couple de pigeons - 1 arpent < 0,5 ha).

En 1864, Anne et René RICHOU construisirent le Château situé au fond du parc, en symbole de leur réussite. Ils démolirent la grande partie de l’ancien Logis : il reste aujourd’hui la croupe sud, près de la porte cochère.
Ils ont ajouté les dépendances et le porche avec des encadrements en tuffeaux et en briques rouges.

Le Château de Montergon*

En 1673, Christophe du PINEAU a agrandi un manoir et construit une Chapelle en 1688. 

De l’ancien manoir, il reste une longère, bâtiment transformé en granges et étables pour la ferme de Montergon ; elle est visible du chemin pédestre, avec ses œils-de-bœuf et son cadran solaire, vestiges d’un autre usage.

L’aile sud-ouest du manoir a été démolie en 1872 par Adolphe MAUVIF de MONTERGON pour fonder l’actuel Château, de l’autre côté du chemin d’accès et parallèle au chemin vicinal de grandes communications (Gc n°23 de la Membrolle à La Chapelle-Glain, dans la direction de la Huttière).

Sur la façade du Château, vous pouvez distinguer : le monogramme MAUVIF de MONTERGON, un buste de femme, le portrait de Saint-Adolphe (le même que sur le vitrail de l’Église actuelle et enfin, un blason barré accompagné de trois fleurs.

Adolphe MAUVIF de MONTERGON a également aménagé des années plus tard, une basse-cour, une très belle ferme avec écuries, des remises pour les voitures à cheval, une sellerie, des ateliers et des dépendances.
                                                   

*Source : Site privé de M. Jean POUSSIN, ancien Maire de Brains-sur-Longuenée


Vern d'Anjou

La Maison Séjourné

Elle porte ce nom du fait d’avoir été très longtemps habitée par M. SÉJOURNÉ. La maison est située à l'angle des rues du Commerce et du 11 novembre.

Cette maison et ses dépendances ont été construites par un notaire en 1851 comme en témoigne la date inscrite dans l'enduit du pignon au niveau des combles. René HODÉ, l'architecte de cet édifice néo-gothique est le fils de Hodé, de Marans, l'un des chefs chouans pendant la révolution.

La façade à pan coupé donnant sur le carrefour, était décorée à l'étage d'un balconnet en tuffeau et surmontée d'une lucarne à baies géminées en tuffeau encadrée de pinacles. 

Les culots supportant les encadrements de baies prennent la forme de petits personnages ou de motifs végétaux. 
La façade côté jardin est plus sobre : la symétrie des ouvertures a été particulièrement soignée avec la peinture en trompe l'œil d'une baie aveugle. 

Dans le jardin se trouvent les dépendances dotées d'encadrements de baies, de bandeaux et de corniches en briques. Elles abritaient une porcherie, une buanderie et un moulin.

La commune de Vern d'Anjou s'est portée acquéreur de l'immeuble, de la cour et des dépendances le 27 novembre 2000. Six logements locatifs ont été aménagés. 


La Pâqueraie

A quelques centaines de mètres du Bourg de Vern d’Anjou sur la route de Candé, vous apercevrez un ensemble d’anciens bâtiments dotés d’une Chapelle plus récente et d’une construction neuve. Il s’agit d’une maison noble datant des XVIème et XVIIème siècles, entourée de douves vives disparues en 1850.

Par testament du 6 août 1872 Louis de MARGADEL a légué à la commune sa propriété, ses bijoux, et les tableaux de collection de sa mère pour la fondation d'un hospice. 
C'est ainsi qu’en 1898, au décès de son épouse qui en avait l'usufruit et grâce aux dons et legs de plusieurs familles du village, "l'hospice de Vern d’Anjou" a été créé. Des agrandissements et travaux d'aménagement ont malheureusement entamé la beauté de l’édifice et n'ont cependant pas permis de l’adapter aux nouvelles réglementations des Maisons de Retraite.

Une nouvelle Maison d'Accueil pour Personnes Ågées Dépendantes a été construite dans le bourg.
 

Le Château du Bois Lozé

Le Château du Bois Lozé domine le paysage à 3 km du bourg en direction de la Pouëze. 
À ses côtés, à l'orée de la futaie des châtaigniers, une petite Chapelle néo-gothique est dédiée à Sainte-Agnès et à Saint-Edmond, patron des bâtisseurs. 

Le Château, de style néo-Louis XIII a été fondé en 1855 pour la famille de LOZÉ ; c'était leur résidence d'été, pour les réceptions, que l'on se devait d'avoir à côté d'un hôtel particulier en ville.
 

Le Château du Bignon

L'histoire du Château du Bignon a commencé au XVème siècle. Le domaine dépendait de la Chatellenie de Vern d’Anjou, avec de vastes landes où de nombreux usagers étaient admis en payant un droit (pacage sous redevance). La métairie de la Bichetière en dépendait directement et des perrières d'ardoises.

En 2004, la propriété a été reprise par des propriétaires amoureux du site qui ont complètement rénové le château et ses annexes. Leur travail sera récompensé en 2006 par le Label de la Fondation du Patrimoine. 

La Pouëze

Mairie**

Cette bâtisse a été construite en 1627 comme en témoigne la date sculptée au-dessus de la porte d'entrée principale. Ce presbytère était à l'origine entouré de douves, communiquant par un canal avec le carré d'eau d'Arquenay. Autour, s'étendait son domaine avec boulangerie, basse-cour, fuye, étable, écurie, potager, verger, charmille, vigne, garenne, prairie. 

Ce bâtiment a été rénové avec le souci de la restitution à l'identique pour y installer la Mairie, officiellement le 5 décembre 1992.

Le presbytère a pris la place de l'ancienne Mairie au 45 rue principale dans la maison signalée par une plaque où l'on peut lire : « En souvenir de sa famille qui donna quatre Maires à la Pouëze, Francis Bréchet-Lepage a légué sa maison à ses concitoyens reconnaissants - 1934 ».

Le Château de la Villenière** 

Le terme Villenière vient du latin Villa Lineris qui en 1123 signifie « village où on cultive le lin ». Au fil du temps, Ville Linières s'est contracté en Villenière.

Au XIIème siècle, le domaine appartenait à l'Église de Nantes puis fut la propriété de plusieurs grandes familles avant d'être acquis en 1810 par le Vicomte Gabriel AMYS du PONCEAU. Il fit restaurer le Château puis ajouta deux tourelles carrées aux extrémités de la façade.

Ses armoiries sont sculptées sur le fronton.

La longue façade et les bâtiments de service encadrent la cour d'honneur qui s'ouvre sur la grande prairie, traversée d'une avenue jusqu'à la grille en fer forgé.

Le Château deviendra plus tard la propriété des Ardoisières d'Angers pour y loger des cadres et ouvriers. La commune l'achètera en 1979 et procédera à une restauration pour en faire une vingtaine de logements locatifs.

Le Château de l'Anjouère**

En 1597, les terres d'Armaillé et de l'Anjouère étaient la possession de la famille SAINT-OFFANGE dont trois frères se sont rendus célèbres dans le parti angevin de la Ligue contre les Huguenots ; deux autres furent Abbés de Saint-Maur au Thoureil : Magdelon Alexandre de SAINT-OFFANGE puis André de SAINT-OFFANGE, au début du XVIIème siècle.

L'ancien manoir d'Armaillé à la Pouëze puis l'Anjouère furent ensuite les demeures successives de la famille de TERVES. Ces demeures étaient des fermes fortifiées avec fossés, ponts-levis.

En 2006, le Château de l'Anjouère est devenu le centre de recherche et d'expérimentation du végétal pour la région du Segréen : le GEVES (Groupe d'Étude et de contrôle des Variétés et Semences, groupement d'intérêt public fondé par l'INRA.

** Source : Wikipedia