Fours à chaux

Publié le 04/12/2017
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Les fours à chaux de la Veurière se trouvent à mi-chemin de la commune d'Angrie et de la commune déléguée de Vern d'Anjou.

Quelques coquilles de calcaire ont été repérées depuis très longtemps dans le sud de Vern d’Anjou. Ce calcaire formé au Dévonien à l'ère primaire, est rare dans le Massif Armoricain où se situe la commune. Il contient de nombreux fossiles.

L'histoire géologique a ainsi montré que le sous-sol de la commune comportait des richesses qui ont été exploitées : pierres à chaux, schiste ardoisier et également du sable présent dans le bourg. 

Dès 1788, un four fonctionnait à la Derouère, sur la route de Candé. Un autre four à chaux a été construit peu après au Haies, sur la route du Louroux-Béconnais. Ces fours, plus petits, fonctionnaient avec du bois. 
C'est au XIXème siècle que se sont développés les grands fours à chaux comparables à ceux de la Veurière : cinq fours à chaux à "La Belle Etoile" à la Frogerie (1841-1851), deux à Sainte-Marie aux Haies (1849) et trois à la Chalumelaie (1860).

La chaux servait principalement au chaulage des sols mais aussi à la construction. La qualité du sol a ensuite été améliorée et les rendements augmentés. Les derniers fours à chaux, ceux de la Chalumelaie se sont arrêtés en 1914 au moment de la guerre. 

La pierre était extraite de carrières devenues désormais des réserves d'eau. Tous les fours à chaux ont été démolis.
Deux briqueteries se sont développées aux Haies près de ces sites. C’est pourquoi on trouve de nombreuses briques marquées Charruault, Belouin ou Gaudin qui en proviennent. 

Le Petit Vivier, créé pour le personnel de la carrière des Haies est l’une des premières cités minières du Segréen. Cette activité industrielle a favorisé le développement de la commune. La présence de grès, chaux, schiste ardoisier et sable, a permis la réalisation de maisons dans le bourg et dans les fermes. L'agriculture s'est développée ainsi que d’autres activités. Cela a amené à une croissance de la population passant de 1600 habitants en 1830 à 2294 en 1866.