Églises et Chapelles

Publié le 04/12/2017
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Brain-sur-longuenée

Église Saint-Didier*

Une 1ère Église fut construite au même emplacement au XIIIème siècle. Elle a été détruite en 1894 pour en bâtir une nouvelle, plus grande. (en savoir plus sur l’ancienne Eglise)

La sacristie nord-est, les stalles du chœur peintes en faux bois, les trois autels en marbre, le tabernacle du maître-autel et les trois cloches ont été récupérés de l’ancienne Église.  

En 2006, la Commission régionale du patrimoine et des sites des Pays de La Loire l’a inscrite au titre de monument historique. (en savoir plus sur l’Eglise


L’ermitage du puits Hervé*

L’oratoire et la fontaine sont situés sur la petite route qui va de Brain-sur-Longuenée aux silos de la Cana-Terrena (route de Vern d’Anjou au Lion d’Angers). 

L’ermitage du puits Hervé fut construit (restauré ou reconstruit) entre la fin du XVIème siècle et le début du XVIIème. Il était l’abri d’un pieux ermite. Il existe encore le trou aux aumônes à droite de la porte d’entrée qui servait d’accès aux dons en nourriture et vêtements que les gens lui apportaient.

A côté de l’ermitage se trouve une fontaine d’eau qui était considérée comme très pure et guérissant la fièvre : cette eau était très renommée, on venait en boire et en faire des provisions, les eaux potables étaient rares. L’intérieur de l’ermitage ne fut « christianisé » que plus tard et transformé en chapelle ou oratoire.


*Source : site privé réalisé par M. Jean POUSSIN, ancien Maire de Brain-sur-Longuenée 

Gené

Église Saint-Pierre et Saint-Paul**

L’Église a été construite au XIIème siècle. En partie romane, elle a été restaurée au XIXème siècle. Elle présente un plan en croix latine avec les bâtiments de la sacristie qui englobent le chœur. Les murs extérieurs conservent des vestiges romans comme les baies cintrées murées et l'appareillage en arêtes de poisson. L'ancienne porte avec arc brisé orné d'une archivolte (deux rouleaux de granit) a été conservée. 
Un retable du XVIIIème siècle orne le chœur. La vaste sacristie englobant le chœur remplace l'ancienne plus réduite sur le flanc nord de l'Eglise. Elle est dotée de boiseries datées de 1866.

L’Église comporte un clocher en mitre d'évêque dite à l'impériale.

On trouve également deux chapelles à Gené, la Chapelle de la Victoire et la Chapelle de la Sallette. Il n’est pas possible de les visiter.

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La Pouëze

L'Église Saint-Victor**

L'Église Saint-Victor a été reconstruite en 1838 sur les ruines de l'ancienne dont l'origine remonterait au Xème siècle. Seul le clocher a été conservé, orné d'une flèche d'ardoise polygonale.

En 1865, l'Église est devenue trop petite face à l’augmentation de la population en raison du développement des ardoisières. Elle a alors été agrandie sur le cimetière. Un second transept a été ajouté au chœur lui donnant la forme d'une croix de Lorraine. Les voûtes sont sur croisées d'ogives, de style néogothique. À l'intérieur, dans le second transept à droite, vous découvrirez un vitrail qui a été classé.


La Chapelle Sainte-Émerance**

À la fin du XVème siècle, Louis XI convoitait l'Anjou (province appartenant à son oncle le Roi René) pour agrandir le royaume de France. Il aimait venir y chasser avec son ami Louis de Beaumont, Seigneur du Plessis-Macé, tout en surveillant l'héritage.

Au cours d'une partie de chasse à la forêt de Longuenée qui s'étendait alors jusqu'au Plessis-Macé, il fut pris de violentes coliques. Jean BOURRÉ, son trésorier et Seigneur du Plessis-Bourré qui l'accompagnait, lui conseilla alors d'invoquer Sainte-Emérance. Elle avait un oratoire à La Pouëze qui guérissait les maux de ventre. Il l'implora, fut guéri et promit de faire construire une chapelle à la place de l'oratoire. La chapelle fut construite en 1472, elle contient des reliques de Sainte-Emérance ainsi qu’une statue en argent doré pour lui rendre hommage.

La Chapelle Saint-Barthélémy**

La Chapelle Saint-Barthélémy se trouvait à un carrefour de grandes communications : chemins menant vers Angers, Candé, le Lion-d'Angers, Ingrandes, Bécon et Loiré. Elle était également située à la limite de trois paroisses : La Pouëze, Le Louroux-Béconnais et Bécon-les-Granits.

Propice aux rencontres, une chapelle a été construite et une foire importante s’y est développée. À la Révolution, l'Église fut fermée et la foire interdite en 1794 car des conflits y avaient lieu. Elle est désormais située sur un terrain privé. 

L’oratoire Saint-Antoine**

Il a été édifié sur la route départementale 101 qui mène à Saint-Barthélémy, en hommage à Saint-Antoine LE GRAND, l'Ermite d'Égypte, avec son cochon. La statue de Saint-Antoine représente un moine qui porte un bâton dans sa main gauche et qui foule aux pieds un animal qui semble être un cochon. Elle a été transférée à la Chapelle Sainte-Emérance.

Vern d’Anjou

Église de Vern d'Anjou**

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Au XIXème siècle, l'Église, située sur la place des Halles, n’était plus en mesure d’accueillir la population qui augmentait, du fait du développement des activités des Fours à chaux. Malgré plusieurs agrandissements, le Conseil de Fabrique a décidé en 1868 d'en construire une nouvelle sur la route de la Pouëze. L'architecte Alfred TESSIER de BEAUPRÉAU a été chargé de sa construction.

L'Église Saint-Gervais et Saint-Protais est très grande, pouvant recevoir jusqu’à 800 personnes. Elle comporte un clocher de 45 mètre de haut, on la surnomme la Cathédrale du Haut-Anjou. Son inauguration a eu lieu le 19 septembre 1875.

Elle est construite en granit de Bécon-Les-Granits pour les socles, en pierres dures de Chauvigny pour les piles intérieures et les jambages des grandes portes, en pierres de tuffeau pour les fenêtres, voûtes, arcs et la flèche. Sa charpente est métallique. 

Son clocher a été endommagé pendant la seconde guerre mondiale le 19 juin 1940. Restauré dès 1941 par une subvention de l'Etat pour dommages de guerre, il abrite trois cloches maintenant électrifiées : chacune a son nom et sa note : Marie-Françoise pour le fa, Geneviève pour le sol, Thérèse de l'Enfant Jésus pour le mi-bémol. L'un des vitraux dans le chœur représente Saint-Gervais et Saint-Protais, les deux patrons de la paroisse. 

Le Prieuré**

En plein centre du bourg, légèrement en retrait de la place, se trouve l'ancien Prieuré récemment restauré. 
Cet édifice à haute toiture a été remanié au XVème et XVIIème siècles. Il comporte une tour d'escalier à six pans de style gothique de transition.

Des moines y étaient installés. Le Prieuré a servi de cure jusqu'à la révolution. Racheté par la commune, il est devenu le presbytère jusqu'à la construction d’un nouveau en 1851. Il est aujourd’hui une résidence privée.


Le Logis et la Chapelle de la Lucière

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Ils datent du XVème et XVIIIème siècles.
Le Logis est situé à 2 km du bourg sur la route de Brain-sur-Longuenée. C'est un ensemble manoir et ferme fortifiée, avec cour intérieure et clôture de défense.

Le manoir actuel est composé de plusieurs corps de bâtiments reliés entre eux au cours des temps.

En 1770, l'Abbé Simon de la BESNARDAIE, Curé de Brain-sur-Longuenée, a hérité du domaine qui était dans sa famille. Il y fit agrandir les ouvertures austères du vieux logis pour les remplacer par d'élégantes fenêtres et lucarnes entourées de tuffeau. 

En 1778, il est saisi par les créanciers. Monsieur de la CROSSONIÈRE y résidera ensuite, et ce, dans l'austérité malgré une immense fortune. Il y installera des grilles de fer à toutes les fenêtres, la Lucière est alors appelée " le coffre-fort ".

En 1824, Monsieur de FALLOUX, père de l'auteur des lois sur l'enseignement libre, hérite de Monsieur de la CROSSONIÈRE. Il fait de la Lucière une ferme modèle. À partir de 1860 la Lucière deviendra une ferme traditionnelle puis sera reprise en 1972 par des propriétaires qui restaureront le manoir en résidence principale.

La Chapelle date de 1770. Trois parois sont ornées de boiseries aux moulures chantournées et dorées, de style Louis XV. La 4ème paroi contient l’autel en forme de tombeau, surmonté d'un retable sculpté dans la pierre. Au centre se trouve la scène du jardin des Oliviers, à droite, Saint-Antoine, à gauche, une Vierge à l'enfant et au sommet, le Père éternel en gloire. Le tout est dû au ciseau de François BORDILLON "entrepreneur des travaux du Roi", sculpteur à Angers. L'autel et le retable sont classés par les Monuments Historiques depuis 1979.
Le plafond, en forme de voute, entièrement traité en ciel étoilé, présente en son centre une peinture naïve de la Trinité.  

** Source : Wikipedia